Donne-moi la main



Avec l'application d'un jeune enfant studieux,
Avec la précaution d'une mère qui s'inquiète,
Ta main douce et légère s'attarde sur mon front,
Faisant clore mes paupières et chavirer mon cœur.

C'est qu'au fond de mon âme, un chagrin silencieux
S'éveille et puis déborde comme coulée de lave.
Une peine brûlante, une tristesse intense
Retenues vainement et inondant ma joue.

Je pleurerai une heure, exorcisant ces haines
Ces gifles, ces affronts qui résonnent encore.
Et puis je ferai taire cette tempête aride,
D'un souffle j'éteindrai ce désespoir vibrant.

Je relève la tête et tu sèches mes larmes
Un souffle sur ma joue, tes doigts dans mes cheveux.
Mais tes yeux sont voilés d'une peine infinie
Dont je suis seule la cause .

Je ne supporte pas que tu sois malheureux,
Ne te détourne pas, je connais ton orgueil.
C'est moi qui t'ai fait mal, ange, pardonne-moi.
Pour toi je vais sourire et puis rire et chanter !

Dans tes yeux il fait beau, des étincelles y dansent !
Je n'ai plus de chagrin tu sais et je suis gaie.
Je trouve dans tes yeux des lendemains immenses...
Viens, donne-moi la main,
Viens, viens au gré des vents !





Envoyer




Poésie

Accueil



Copyright © Mellia
Tout droits réservés