Que s'égaye le temps si tu es mon présent,
Je suis ton passe-temps, ton caprice, ton jeu,
Ta caresse est précise, ton souffle m'émeut,
Sous ton front de vainqueur, sans orgueil je me rends.
Les yeux clos je t'attends, je souris aux nuées,
Je sais ma solitude, mais qu'importe l'après.
J'aime mes maintenants et mon coeur affolé,
Cette buée têtue sous mes paupières scellées.
Lorsque valse ma hanche et que durcit mon sein,
Lorsque mon corps a mal sous tes longs coups de reins,
Il n'y a plus d'après, le temps s'est oublié,
Dans mon âme tu joues avec l'infinité.
Mellia-M.Séméria
© Copyright
Montréal 2001