Mardi 7 Octobre 2003.
Le temps le temps... toujours le temps !
Effronté, sûr de lui, indifférent aux prières de tous "arrête-toi le temps, tu vas trop vite... arrête-toi..."... il va quoiqu'il en soit,
sans jamais ralentir, sans jamais s'attendrir...
"Dis, monsieur le temps, attends un peu, l'espace d'un instant, je voudrais bien avoir le temps, si peu si peu..."... un faux écho
laisse retentir comme un un rire... impitoyable et sûr de lui, il court peut-être encore plus vite rien que pour le plaisir de nous
contredire, de nous bien montrer qu'il est le maître !...
Il ne veut pas entendre, il passe avec emphase !
"Ho là le temps, prends ton temps, tu me laisses épuisée, tu me creuses des rides et de gros vilains cernes tout bleus... Mais
attends donc, je me sens fatiguée de courir comme une dératée. Oh puis bon, je sais bien, ma course folle ne sert à rien, je te laisse
à ton impatience et puis je prends mon temps sans jamais plus te supplier, je prends mon temps, le mien, celui qui m'offre des cadeaux
tout simples mais tellement si précieux. Va donc, le temps, moi je t'oublie"...
Oui oui, tu m'as bien entendue, je t'oublie, je m'arrête et je la prends cette pause, je prends mes montres mes réveils et, pour un temps,
je les mets tous hors de ma vue. Je me délecte de mes joies, je les range dans mon coffret à bonheur là où dorment tous mes souvenirs et alors
mon petit coffre brille comme un ciel d'été la nuit.
Et... même si l'automne ressemble à l'hiver, tout va !
Le creux doux et tiède, toujours prêt à me recevoir, ce creux qui n'est qu'à moi entre les bras de mon Ange, c'est bon de s'y glisser,
d'y rêver, c'est pur et c'est tellement si sûr !
Et le bonheur de ceux que j'aime, ça vaut bien plus que toutes les merveilles des merveilles du monde !
Ce soir, je suis rentrée, Filou, mon copain de tous les instants m'attendait, toujours fidèle, toujours heureux de me voir. Il
tortillait si fort son arrière-train qu'on aurait dit un de ces vieux rockeurs, je l'ai saisi entre mes bras et je l'ai tout couvert
de bises, et même s'il se débattait un peu, il me trempait le cou de ses bisous de petit chien et je ne disais rien, il était si heureux
mon petit bout de tendresse !
Un peu plus tard, je me suis retournée, sur le canapé, il dormait le bienheureux, parfaitement impudique, les quatre pattes en l'air et ça...
ça veut juste dire que tout est pour le mieux !
Alors, le froid, l'hiver qui s'en vient sans prévenir, les petits tracas de chaque jour, qu'importe ?
Le bonheur c'est tout simple, on le trouve dans des tas de petites choses sans importance, et alors tout va bien...
Lorsque l'Ange rentrera, un peu plus tard, nous aurons des mots doux et feutrés, des gestes de chaque jour, et puis
bercés par le doux parfum d'une habitude aimée, nous dormirons comme deux bébés...
Alors... qui a dit du bonheur qu'il est compliqué et si difficile à trouver ?
Il faudrait y songer plus souvent !
Je vous laisse pour me plonger dans ma petite vie !
A bientôt mes amis !
Votre Mellia.
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