Fleurs fânées

 

Avec aux lèvres un goût de sang
J'ai enterré tous tes serments,
Légers comme des vents d'été,
Fragiles comme des fleurs fânées.

Une douleur humide agace un peu ma joue,
S'égare sur ma lèvre, pitoyable, têtue,
Insupportable plainte faiblement retenue
Quand ma gorge se noue.

Va-t-en, je ne veux plus jamais me souvenir
J'oublierai chaque geste, chacun de tes soupirs,
Ton corps qui exigait, tes lèvres qui voulaient,
Baisers inconsistants comme des fleurs fânées.

Vêtue de couleurs oubliées,
Un peu pâlie comme froissée
Insouciante et sans passé,
Qu'importe si j'ai l'air paumé
De ce bouquet de fleurs fânées...


 

 

 

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