Comme la plupart d'entre vous, je suis une pacifiste. Une guerre, ce sont des morts, beaucoup de souffrances, c'est insensé et ça nous chavire tous. Pourtant,
si on peut comprendre sans peine les manifestations qui ont eu lieu à travers le monde en faveur de la paix, quelque chose ne colle pas.
Tous ceux qui ont crié très fort leur haine contre Monsieur Bush, ceux qui ont fait savoir combien ils plaignaient ces malheureux Irakiens, n'ont peut-être pas réfléchi
à ce que pouvait répercuter leur désaccord.
Monsieur Saddham Hussein n'est pas un ange... beaucoup s'en faut. C'est un homme sans pitié, il est "laid", profondément cruel, il n'a aucun sens du bien et du mal.
En conclusion, il représente tout ce qu'il y a de pire.
Je ne suis pas ici pour faire la morale, je ne me le permettrais certes pas. Je ne fais que constater,
et je m'émeus devant les horreurs que je vois et celles que j'entends.
Juste une chose : ne pensez-vous pas que ceux qui ont si bien accusé Monsieur Bush de n'agir que dans son propre intérêt, que ceux qui ont si bien crié leur haine
vis-à-vis des Américains ont fait le jeu de Monsieur Saddham Hussein ?
Il suffit de regarder. A Bagdad, ils se sentaient forts les irakiens. Ils pleuraient - un peu trop fort non ?... - sur leurs blessés. Les images des blessés irakiens
dans les hôpitaux étaient diffusées mille fois plus que nécessaire. Comme par hasard, nous recevions régulièrement les images des mêmes personnes.
Comme par hasard, ce père qui pleurait
devant son fils touché par les "feux ennemis", ne criait-il pas un peu trop fort devant le lit de son enfant blessé ? Est-ce que ce genre d'attitude ne réflète pas un
exhibitionnisme exacerbé ? Se sentant soutenus par le monde entier, le peuple irakien a été entendu encore et encore, et perpétuellement. Il était de bon ton de
faire savoir à quel point cette
population avait été bernée et subissait une torture inimaginable sous les coups bas des alliés.
Il est à noter que les américains et les anglais ont, depuis le début des hostilités, fait montre de beaucoup de prudence pour éviter un massacre.
Etant donné les proportions prises
par la guerre, s'il y a eu des erreurs paraissant inadmissibles, il faut essayer de comprendre que rien là-bas n'est facile.
Il est à noter aussi que si l'on a montré des prisonniers irakiens, il n'y avait absolument rien de choquant dans ces colonnes d'Irakiens, les mains simplement jointes
au-dessus de la tête. Lorsque l'un des alliés a demandé à l'un d'eux de se plier, il y avait du respect et de la douceur dans son attitude.
Nous n'avons assisté à aucun interrogatoire
ni à l'exposition d'hommes blessés ou morts.
Par contre, dans le camp des Irakiens, nous avons assisté à des scènes déchirantes, celles des alliés prisonniers des irakiens.
On ne peut pas rester indifférents à leurs regards affolés, perdus.
Ils étaient terrorisés. C'était poignant.
Ont suivi d'autres images, celles de ces corps étendus, couverts de sang. Voici ce que les irakiens, eux, ont choisi de nous infliger,
tout bêtement comme, dans la vie courante, un pêcheur exposera avec fierté sa plus grosse prise.
Ah c'est vrai, il faut être du bon côté. Il faut défendre les "faibles", les "opprimés".
Hier soir, j'ai éteint lâchement la télévision. Je n'étais plus capable de voir ce qu'on m'imposait, d'entendre les réflexions entêtées des "pacifistes". Hier soir et
maintenant, je suis en colère, je n'ai plus pitié de ceux pour qui il serait bien vu d'avoir pitié.
Je n'aime pas les "gentils"...
Et les méchants me peinent.
Mais qu'y faire, la petite minorité dont je fais à présent partie n'arrêtera pas ceux qui en demandant la paix ont fait un pacte avec Saddham.
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