Il n'y a plus

 

Il n'y a plus ou bien encore ailleurs,
Plus rien, ou bien alors si loin,
Qu'une vague lueur
D'un chagrin qui se meurt et s'éteint.

Il n'y a plus que cet écho lointain
Des mots d'adieu,
Hypocrites, mielleux
Et ce parfum si triste de ton souffle ténu.

Il n'y a plus ou bien si peu
Que le pâle reflet d'une chanson d'antan
Imprécise, charmeuse, entêtée,
Et tout enrubannée des mots d'un amour fatigué,
Répétant pathétiquement ses promesses d'éternité
Puis s'éteignant sans bruit, lentement, doucement.

Il n'y a plus... mais si sans doute... ailleurs,
Qu'en sais-je, est-il si loin ?
Qu'importe le passé,
Je suis papillon inconstant
Je cours déjà vers mon Après,
Diantre, enfin une nouveauté...

Non voyons, je n'ai plus d'Avants,
Quoi de plus important
Que mon plaisir présent,
De plus inconsistant enfin
Que l'est chaque être humain ?

Il n'y a plus d'Avants, de pleurs et de misère,
Il y a Maintenant et son cortège de mystères.
Il y a Moi et mes désirs changeants,
Il y a Moi et mon ego ronflant.


 

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