|
J'aime
J'aime ton doigt léger quand il effleure ma joue
Ce soupir um peu flou,
Fragile, retenu,
Écho discret, ténu
Presque muet,
Lorsque ta voix se brise.
J'aime au creux de tes yeux cette lueur timide
Et la courbe de cette ride
Au coin de ta paupière
Lorsque tu m'aimes en me frôlant si peu
Et que ta main devient prière,
Lorsque ton souffle est un aveu.
Alors mon coeur prend une pause,
Balbutie du plaisir
D'un bonheur qui s'étire
Le temps que dure la rose
L'espace d'un moment
Tendre comme un printemps.
J'aime l'aveu que je devine
Et tes caresses d'enfant sage
J'aime tes flammes, tes ombrages
Lorsque tu me domines
Ou quand tu te soumets,
Je t'aime à tous les temps
Dans le soleil et dans le vent.
|