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Efface, doux ami, ce léger trait de mon émoi
Chagrin enfantin et fluet
Qui vacille à peine et se noie
Sur le coin d'une lèvre humide,
D'où naît le son pâle et muet,
Comme timide,
D'un murmure lointain
Au parfum comme éteint.
Ton doigt devient caresse et fait clore mes paupières,
Et ta lèvre est corolle
Sur ma peau qui s'affole,
Reste, j'aime ton jeu,
Viens, donne-moi la main,
Je n'ai plus de chagrin.
Cette larme éphémère
N'était qu'un courant d'air.
Viens, donne-moi la main
Et refusons les lendemains,
Viens le temps se fera discret,
Et nous le laisserons passer
Juste le temps qu'il nous oublie.
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