Serments de pierre
Rencontre douce de nos mains,
S'effleurant à peine, troublées,
Timidement, regards voilés...
Se frôlent nos yeux incertains...
Oh... que jamais jamais ne cessent...
Ces tout premiers balbutiements
Muets et délicats serments,
Légers, comme en état d'îvresse...
Souffles mêlés, paupières closes
Chacun attend, mais aucun n'ose...
Il fait si doux, restons-en là...
Du temps coule le sablier,
Il suffira de l'oublier...
Jamais ne sonnera le glas
Et nous aurons l'éternité
Pour nous aimer.
Transformés en statues de pierre,
Notre union scellée par le lierre.
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