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Souvenance
Te souvient-il parfois lorsque l'heure s'alanguit,
Des lointaines caresses émouvants souvenirs,
Alors que tes yeux tendres me juraient l'infini ?
Lors sous ta lèvre impie balbutiaient mes soupirs.
Te souvient-il encore des longues plages claires,
Du froissement discret de la vague éphémère,
Lorsque nos deux corps nus réinventaient l'amour ?
Muet, tu me contais la vie jour après jour.
J'ai oublié tes mots mais gardé tes secrets
Ils abreuvent mon âme d'une source éternelle
Ils ont la couleur de l'été
Et le parfum de la canelle.
Je me souviens aussi lorsque le temps s'étire,
Je me souviens encore que les printemps s'enfuient
Mais que l'été n'est pas sérieux et que l'hiver peut faire rougir...
J'entends ton pas dans le chemin, je me souviens... et je souris.
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