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Valse lente
Ma vie s'émeut au feu de tes yeux indiscrets,
Ton rire fraichit ma joue et mon âme gémit...
Fascinée, je recule, tu avances aussitôt...
Je voile mon regard et tu deviens sauvage...
Et je ris avec toi...
Je n'ai plus de défense, tu déchires mon corps,
C'est injuste, charmant, cruel et délicieux...
Tu es plus fort que moi, je me plie à tes lois,
Caressant et félin, forcené, amoureux,
Qu'importe, je me rends
Et je vibre avec toi.
Je baisse les paupières, tu relèves mon front,
Mes yeux voudraient te fuir, tu les reprends d'assaut ...
Tu sais que je succombe, mon corps ploit et consent,
Je m'éloigne avec peine... me serre plus fort encore...
Et viens mourir en toi...
Petite valse lente, aux effluves pastel,
Ébauche souriante d'un apparent duel,
Étreinte au goût de miel,
Aux quatre coins du ciel
Tourne... tourne à jamais,
Indéfiniment toi,
Et sans fin toi et moi...
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