Paroles dans le vent
Dans un souffle léger, délicat et troublant,
Le vent dans ses élans me contait tes caresses,
Du fond de l'océan, il scandait ses "viens-t'en",
Incantations divines, porteuses de promesses.
Parfois il tempêtait, tournoyait impatient,
Énivrant, mais inquiet tel un amant jaloux.
Vent, dans tes tourbillons je lisais tes serments,
Tes caresses félines, tes désirs un peu fous.
Tes jolies arabesques ont réjoui mon âme,
Vaporisant, subtiles, les parfums délicats,
Savoureux et fleuris, de ces doux autrefois,
Et réchauffant mes rêves d'une si jolie flamme.
Réjouie, bienheureuse, comblée par tes soupirs
Par-devers l'océan, prisonnière des zéphyrs,
D'une envolée légère, j'ai rejoint tes sourires
Les yeux emplis d'étoiles et de secrets désirs.
Mais le vent est léger, lunatique, menteur.
Il ne faut écouter ses paroles trop tendres,
Séduisantes, élégantes, flattant si bien le coeur,
Se jouant de nos âmes, les réduisant en cendres.
Ah... ne pas oublier que les mots sont du vent...
Que les promesses mentent maintenant comme avant.
Dorénavant, à l'avenir, à chaque instant,
Tout alentour est vent et constamment tout ment.
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